Quatre priorités pour éviter le chaos migratoire
13 mai 2012 | Aucun commentaire
Le soir du 6 mai, bon nombre de nos concitoyens ont été choqués.
Pas par l’élection du nouveau Président de la République Française, bien sûr…
Mais, par le comportement de citoyens qui, place de la Bastille et ailleurs, ont brandi en signe de victoire des drapeaux étrangers et des drapeaux révolutionnaires de sinistre mémoire.
Depuis, il ne se passe pas un jour sans que l’on m’en parle car le peuple s’interroge et s’inquiète.
C’est à nous de répondre. Et vite, car passé le 17 juin, si la gauche obtient la majorité, ce sera trop tard.
Le Front national aura alors de beaux jours devant lui. Les tensions s’accentueront, les risques de dérapages violents aussi.
L’UMP doit être pragmatique, analyser cette situation et rester ferme sur ses positions.
Tous les électeurs qui ont voté Front National au premier tour des élections présidentielles et blanc au deuxième tour ne sont pas des pestiférés.
Ils veulent une réduction de l’immigration.
Nous le constatons sur le terrain, tous les jours. Ils ne sont pas intolérants. Ils en ont assez de ces niveaux d’immigration qui changent leur vie quotidienne. Ils veulent éduquer leurs enfants dans la France qu’ils ont connue et qu’ils aiment par-dessus tout.
Il faut écouter ce cri silencieux et légitime. Ces électeurs veulent des mesures concrètes pour réduire l’immigration. Ils se fichent des discussions d’appareils. A ces hommes et femmes de bonne volonté, quatre priorités concrètes doivent être dégagées pour le prochain quinquennat.
Première priorité : faire barrage au droit de vote des immigrés.
Cette mesure sera une catastrophe pour notre pays, augmentera le communautarisme musulman, tout le monde le sait, même ceux qui, à gauche, sont sincères.
Nicolas Sarkozy, comme Claude Guéant, ont eu le courage de le dire lors de la campagne.
La France est une République décentralisée, les élus locaux peuvent donc imposer des règles à leurs administrés.
Des élus étrangers imposeront des règles étrangères, c’est l’évidence.
Deuxième priorité : réduire les allocations familiales versées aux familles immigrées.
La gauche veut mettre les prestations familiales sous conditions de ressources, elle y arrivera tôt ou tard, sans le dire. Il faudrait n’accorder les allocations familiales aux familles immigrées que si elles habitent en France depuis cinq ans, paisiblement et régulièrement.
Les allocations familiales, c’est 12 milliards d’euros de dépenses par an.
Nous devrons faire des économies sur cette dépense, autant les réaliser en faveur des familles voulant s’intégrer à la société française et respectant nos lois.
Troisième priorité : préserver nos logements sociaux.
Les personnes immigrées ne pourraient accéder à un logement social que si et seulement si elles habitent en France depuis cinq ans, régulièrement et paisiblement.
Là encore, la construction de logements sociaux ne doit pas bénéficier à loger de nouveaux arrivants toujours plus nombreux, mais à ceux ayant démontré leur volonté réelle d’intégration.
Chacun sait que notre système social attire de nombreux immigrés vers la France. Si nous ne mettons pas fin à cette générosité indue, nous ne pourrons plus financer aucune dépense sociale et ce sera l’injustice sociale pour tous.
Quatrième priorité : restreindre le droit du sol.
La France distribue trop sa nationalité.
Nous devons revenir à l’état du droit qui existait au début des années 1990. Le droit du sol doit être accordé aux jeunes qui respectent nos lois et souhaitent devenir citoyen français, c’est bien le minimum pour devenir Français. Il faudrait aussi instaurer une suspension du droit du sol à Mayotte et en Guyane.
Si les électeurs déçus de Nicolas Sarkozy acceptent ces quatre priorité concrètes, nous devrons les mettre en œuvre dans l’intérêt du pays, en mettant de côté préjugés et idées reçues.
Nous devons tous nous rassembler autour de ces quatre priorités nationales, pour éviter à la France le chaos migratoire que la gauche lui promet.
13 Mai 2012
Jean-Paul GARRAUD
Député de la Gironde
Secrétaire national de l’UMP



